16/06/2022

MANGER DU SENS Réinventons les modèles

DE LA TRANSMISSION À LA SENSIBILISATION : LES « JEUNIORS » ET LES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX

Par l'ADEME
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  • préoccupations environnementales
  • jeuniors
  • 65-75 ans

Dans un contexte de crise climatique mondiale, l’institut de sondage OpinionWay a réalisé pour l’ADEME une enquête sur la place des préoccupations environnementales dans le quotidien des « jeuniors » (personnes âgées de 55 à 75 ans). La génération des « jeuniors » semble être passée à côté des enjeux environnementaux, même si beaucoup déclarent une prise de conscience dans la période récente. Les résultats du sondage montrent le rôle et l’impact non négligeable du cercle familial sur la transmission de valeurs et de savoir-faire sur le sujet environnemental. 

Les « jeuniors » se perçoivent comme engagés et concernés mais leurs pratiques s’incarnent surtout dans de petits gestes civiques

Plus de la moitié des « jeuniors » se sentent particulièrement impliqués et engagés sur les sujets environnementaux (53%) et pour 40% d’entre eux, plus engagés que les jeunes générations. A cet égard, ils se décrivent comme initiateurs  de la transition écologique, et estiment souvent « en faire assez », c’est notamment le cas des profils ruraux qui se prévalent souvent d’une vie simple et proche de la terre.

Pourtant, leurs petits gestes ne sont que secondairement motivés par la conscience environnementale. En effet, leur engagement en faveur de l’environnement passe par des petits gestes, qui trouvent leur justification dans des motifs économiques (économies d’eau et d’énergie), liés à la santé (alimentation locale, produits frais, voir bio, marche à pied) ou sous-tendus par l’incitation des pouvoirs publics (tri des déchets). Ces pratiques, qu’ils considèrent comme vertueuses, sont soutenues par deux valeurs : l’esprit de civisme et la sobriété.

Par ailleurs, la génération des 65-75 ans perçoit son impact environnemental à l’aune de 3 grandes périodes :

  • Leur enfance, marquée par un rapport plus vertueux à la consommation, par habitudes prises en période de guerre, non par conscience environnementale;
  • Leur vie d’adulte, dans les années 1970-80, caractérisée par une consommation insouciante, à une époque où les questions environnementales étaient peu audibles;
  • Leur présent, marqué par une sorte de retour en arrière, en particulier dans les pratiques de consommation (circuits courts, rejet des produits transformés). Cette tendance s’avère néanmoins acceptée dans la mesure où elle ne remet pas en cause leur confort quotidien.

Les « jeuniors » transmettent, leurs enfants et petits-enfants les sensibilisent

Les « jeuniors »  se sentent investis d’une mission de transmission de gestes responsables, qu’ils ont du reste appliquée dans le cadre de l’éducation de leurs enfants et qu’ils appliquent, encore  aujourd’hui, avec leurs petits-enfants. Auprès des petits-enfants, cette transmission passe notamment par des activités partagées : faire des balades à pied dans la nature ou bricoler pour réparer des objets. Les « jeuniors » transmettent également un ensemble de gestes du quotidien à leurs enfants et à leurs petits-enfants, orientés notamment vers la lutte contre le gaspillage alimentaire (à 92%), les économies d’électricité (92%) et d’eau (90%).

S’ils se pensent très majoritairement vertueux dans leurs pratiques environnementales, les « jeuniors » reconnaissent néanmoins avoir été sensibilisés à cette thématique avant tout par leurs enfants (53%), bien plus, par exemple, que par leurs propres parents (30%).

Aussi, les enfants et les petits-enfants sensibilisent les membres de cette génération de « jeuniors » à des pratiques vertueuses plus actuelles, qui vont bien au-delà des gestes auxquels ils sont habitués, comme  la consommation d’emballages plastiques (notamment de la bouteille d’eau), remarque adressée par les enfants (24%) et les petits-enfants (20%),  l’usage d’un véhicule essence ou diesel (19% de la part des enfants à leur égard et 18% de la part des petits-enfants), ou encore leur consommation de viande excessive (20% de la part des enfants et 15% de la part des petits-enfants).

Si les membres de cette génération s’octroient un rôle clef dans la transmission des gestes éco-responsable, auprès des petits-enfants, l’école occupe toutefois pour eux une position pivot dans ce processus d’apprentissage. Ainsi, près de 9 « jeuniors » sur 10 estiment que l’école a un rôle fondamental à jouer pour sensibiliser les enfants aux enjeux environnementaux (89%).

Pour aller plus loin : https://librairie.ademe.fr/changement-climatique-et-energie/5602-les-jeuniors-connaissance-et-transmission-des-enjeux-environnementaux-synthese.html

Source : https://presse.ademe.fr/2022/05/de-la-transmission-a-la-sensibilisation-les-jeuniors-et-les-enjeux-environnementaux.html?utm_campaign=Newsletter_ADEME_ACTUS_336&utm_source=Connect&utm_medium=email

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